Simon Hantaï dans son atelier à Paris, 1976. ©Edouard Boubat

Contemporain de Pierre Soulages et de Gerhard Richter, Simon Hantaï (1922-2008) est devenu cet artiste français d’origine hongroise qui pliait, froissait et déformait ses toiles pour mieux les peindre.

HANTAÏ Simon
Blanc
1973-1974
Acrylique sur toile
H. 60, L. 40 cm
(23,62 x 15,75 inches)
Signé et daté sur le dos Hantaï S 73-74
Certificat d’authenticité des archives Hantaï du 20 février 2020.

Oeuvre unique

Paris, France

Formé aux Beaux-arts de Budapest dans les années 1940, Simon Hantaï débute sa carrière dans le Paris d’après-guerre. Il plonge alors dans l’univers excentrique des peintres surréalistes. Son répertoire étrange se compose de formes ectoplasmiques, toutes en volumes et très colorées.

HANTAÏ Simon
Sans titre
1971
Peinture à l’acrylique sur toile
H. 56,5 L. 50,5 cm
(22,24 x 19,88 inches)
Signée et datée, en bas à droite, S. H. 71
Cette oeuvre est répertoriée dans les archives de la galerie Jean Fournier sous la référence SH14.

Provenance

Pierre Matisse Gallery New York
Aquavelle Modern Art Gallery, Reno
Albright Knox Art Gallery, New York
Galerie Larock-Granoff, Paris

Expositions

Simon Hantaï, galerie Katia Granoff, Paris, 28 octobre – 12 décembre 1992

Oeuvre unique

Paris, France

Au milieu des années 1950, Hantaï délaisse la figuration. Il est fasciné par la peinture très gestuelle de Jackson Pollock, et ses toiles font sans cesse écho à la grande révolution esthétique initiée par le maître de « l’expressionisme abstrait ».

Plier c’est courber, rabattre, plisser, déformer. A partir des années 1960, Simon Hantaï  fait de ce geste l’acte fondateur de son élan créatif. Il redéfinit la surface à peindre en répartissant différemment les volumes de matière.  La toile est désormais affranchie de toute structure rigide ; adieu cadres, châssis et autres chevalets que les artistes occidentaux ont tant affectionnés. La toile est libre, mouvante, souple, mais aussi accidentée. Et si l’absence de cadre deviendrait un obstacle majeur au geste calculé et précis de n’importe quel peintre, Hantaï, lui, en a fait un moteur artistique.

HANTAÏ Simon
Sans titre
1971
Aquarelle sur toile libre
H. 47,5 L. 50 cm
(18,7 x 19,69 inches)
Monogrammée et datée S H. 71
Cette oeuvre est répertoriée dans les archives de la galerie Jean Fournier sous le numéro d’inventaire CF.Aq..3.1.85.

Provenance

Galerie Jean Fournier, Paris

Oeuvre unique

Paris, France

Le pliage, à l’origine simple expérience artistique, devient pour Hantaï une véritable obsession qu’il déclinera dans plusieurs séries : les Mariales (1960-1962), les Catamurons (1963-1965) ou les Etudes (1969-1973). A partir de 1972-73, les plis deviennent des nœuds dans le cadre de la réalisation des Tabulas.

A travers ces différentes séries, Hantaï pliait de nombreuses fois ses toiles avant de les peindre, de sorte qu’il s’interdisait toute vision d’ensemble des œuvres à venir. Il pliait donc pour tracer des formes mais aussi pour dissimuler sa toile et tromper ainsi son imagination. Ne pas voir pour mieux créer. C’est aussi donner un rôle au hasard et à l’instinct dans le processus créatif.

HANTAÏ Simon
Sans titre
1971
Aquarelle sur toile
D. 46 cm
(18,11 inches)
Monogrammée et datée en bas à droite : S.H.71

Provenance

Galerie Jean Fournier, Paris

Bibliographie

Kalman Maklary, Simon Hantaï, catalogue raisonné, volume 2, 1960-2001, 2013, p. 261 repr. couleurs

Oeuvre unique

Paris, France

La démarche du peintre Simon Hantaï témoigne d’une expérimentation constante par tous les aspects de sa peinture – et, à travers cette expérimentation, d’une véritable soif de se dépayser par la peinture :

« Évidemment que ce serait plus facile de faire ce qu’on sait déjà faire, mais ça ne donne pas grand-chose ».

Après son exposition personnelle organisé entre 1968 et 1969 par la Fondation Maeght, l’exposition à la galerie Jean Fournier de 1969 ‘Pour Pierre Reverdy’ présente les premières œuvres de la nouvelle série des Etudes (1969-71).

HANTAÏ Simon
Sans titre
1971
Aquarelle sur toile; Monogrammée et datée en bas à droite : S.H.71
H. 46 L. 46,5 cm
(18,11 x 18,31 inches)
Cette oeuvre est répertoriée dans les archives de la galerie Jean Fournier sous le n° d’inventaire : CF. Aq.3.1.65

Provenance

Galerie Pierre Matisse New York
Galerie Jean Fournier

Bibliographie

Simon Hantaï, Galerie Katia Granoff, Paris, 28 octobre-1er décembre 1992, repr. cat. n°8
Kalman Maklary, Simon Hantaï, catalogue raisonné, volume 2, 1960-2001, 2013, p. 262 repr. couleurs

Expositions

Hantaï, paintings-watercolors, galerie Pierre Matisse New York, oct-nov 1975
Simon Hantaï, galerie Larock-Granoff, Paris, 28 oct-12 déc 1992

Oeuvre unique

Paris, France

Maintenant,  ‘la toile froissée, régulièrement pliée, reçoit une peinture monochrome en rouge, bleue, verte, violette ou noire … Après leur dépliage, les zones en réserve apparaissent et entrent en interaction avec les zones peintes sur l’ensemble de la toile, distribués par les variations méthodiques »d’un motif monochrome répété de bord à bord. La couleur est uniforme, sans qualité et constitue un nouvel effacement de la main.

HANTAÏ Simon
Tabula
1980
Peinture à l’acrylique sur toile
H. 236 L. 200 cm
(92,91 x 78,74 inches)
Signé et daté en bas à droite S.H. 80
L’oeuvre est répertoriée sous le n°CF.4.1.20. dans les archives
Certificat d’authenticité de la galerie Jean Fournier du 4 mai 2012

Bibliographie

Kalman Maklary, Simon Hantaï, Catalogue raisonné, volume 2, 1960-2001, 2013, p. 33è repr. couleurs

Oeuvre unique

Paris, France

Les deux séries suivantes s’intitulent Aquarelles (1971) et Blancs  (1972 – 1974).  Le pliage est conçu de telle sorte que les zones colorées restreintes activent le blanc et en relèvent la multiplicité des valeurs. Ce sont les éclats colorés qui tiennent le rôle habituellement dévolu aux parties non peintes .

Au sujet de la série Tabulas (1972-1982), Hantaï augmente radicalement les dimensions de ses toiles, jusqu’à la réalisation de peintures de 800 x 1500 cm environ pour une exposition à Bordeaux en 1981.

Les enjeux de cet agrandissement progressif sont multiples. Il apparaît d’abord correspondre à son vieux rêve de « faire des murs », après vingt-et-un ans d’expérimentations sur le pliage. Mais on peut se demander si le désir du peintre n’était pas de se voir engouffré par sa propre peinture, de délivrer cette peinture, une fois pour toutes, de son emprise.

HANTAÏ Simon
Sans titre
1971
Aquarelle sur toile
H. 28 L. 23 cm
(11,02 x 9,06 inches)
Monogrammée et datée, en bas à droite, “S.H. 71”.
Certificat de la galerie Jean Fournier n°CFA.3.1.236 du 19 avril 2016

Oeuvre unique

Paris, France

Après son exposition personnelle organisé entre 1968 et 1969 par la Fondation Maeght, l’exposition à la galerie Jean Fournier de 1969 ‘Pour Pierre Reverdy’ présente les premières œuvres de la nouvelle série des Etudes (1969-71).

HANTAÏ Simon
Sans titre
1971
Aquarelle sur toile
H. 49,5 L. 47 cm
(19,49 x 18,5 inches)
Monogrammée et datée, en bas à droite, S H 71
Certificat de la galerie Jean Fournier du 10 décembre 2015.

Oeuvre unique

Paris, France

25, quai Voltaire
75007 Paris
FRANCE

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