FERAT Serge
Nature morte au compotier
Huile sur carton
circa 1917
H. 49 L. 25 cm
L’artiste revient ponctuellement à des formes plus orthodoxes de cubisme, bien que sa palette reste vive et éclatante de couleurs, contrairement aux compositions de Picasso et Braque. Cette nature morte au compotier, rabattant les plans de perspective à plat devant l’œil du spectateur, fait partie d’une série de natures mortes au guéridon qui reviendront en leitmotiv à la fin de sa vie, dans les années 1945. Elles construisent presque, à la façon d’Arcimboldo, des corps faits d’objets du vocabulaire plastique cubiste : la tête est figurée par le compotier, le corps par le guéridon, coupé par la diagonale de la guitare. Le guéridon est composé de lignes courbes entremêlées aux arêtes tranchantes, association elle aussi privilégiée par Survage. Il s’agit d’un exemple marquant de la liberté expressive des couleurs utilisée par Férat, mêlant des plages de lignes jaunes contrastant avec des aplats verts posés de manière quasi aléatoire, le tout mis en valeur par un fond rose.
Condition report du 22 février 2025
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