Chers clients, chers amis,

En raison des nouvelles mesures de confinement annoncées, nous devons adapter nos horaires. Ainsi, la galerie restera fermée jusqu’à nouvel ordre. Nous sommes entièrement à votre disposition, comme toujours, pour vous fournir toutes les informations dont vous auriez besoin. En espérant que cette situation trouvera rapidement son dénouement, nous restons plus que jamais à votre disposition pour toute demande. Prenez soin de vous et de vos proches !

A très bientôt, Anisabelle et Florence Berès et leur équipe

BRAQUE Georges (1882-1963)

Oiseau
vers 1957-1958

Actualité

Une semaine, une oeuvre : Jean ARP (1887-1966)

Né à Strasbourg en 1886, le jeune Arp entretient très tôt d’intenses contacts avec les artistes qui cherchent à s’affranchir des formes d’art traditionnelles. En 1912 il rencontre Kandinsky. Arp collabore à l’Almanach du « Blauer Reiter » et expose avec les Delaunay, Le Fauconnier, Franz Marc et Paul Klee. En 1915, Arp se rend à Zurich où il rencontre Sophie Taeuber. Aux côtés de Hugo Ball, Richard Huelsenbeck, Tristan Tzara, Marcel Janco, Hans Richter, il participe en 1916 à la fondation du Cabaret Voltaire.

Dès les années 1916, années des premiers reliefs Dada, Jean Arp s’inspire des « lois du hasard », bannissant la volonté dans la composition. Il est guidé par deux impératifs : l’art doit être concret et emprunter les processus spontanés et paisibles de la nature comme sujet. La réunion des deux donnera naissance aux « Formes terrestres », reliefs, dessins, gravures, renvoyant à une nature signifiante dont la logique n’est pas celle de l’homme et qui devient le principe conducteur de toute son œuvre.

C’est dans les années 1920 que Jean Arp invente son « encyclopédie arpadienne ». Ses formes organiques se transforment en objets : l’horloge, le nombril, les moustaches, le chapeau, la cravate, la bouteille, la plante sismique, l’aigle ;  parmi lesquels Arp compte aussi l’homme, « ce bonbon-obélisque ». Combinant plusieurs images dans un même « relief », il utilise son humour célèbre pour désorganiser la hiérarchie habituelle de la nature, pour se moquer des prétentions humaines et établir une parité entre l’homme et l’objet inanimé.

Jean ARP
Constellations, vers 1953
Collage et graphite sur papier
H. 31 L. 24,4 cm
Signé ‘Arp’ sur une étiquette au dos. Dédicacé et daté ‘en souvenir à mon ami Lefebvre J. Arp, 21.6.56’.
Cette oeuvre est répertoriée dans les archives de la Fondation Arp, Clamart.
Provenance : collection Maurice Lefebvre-Foinet, Paris

Fine Arts Paris Online

25-29 novembre 2020

Suite à l’annonce du gouvernement français de la mise en place d’un confinement de plusieurs semaines, l’édition du Salon prévue au Palais Brongniart est annulée mais la viewing room du Salon, Fine Arts Paris Online, est maintenue.

 

 

Les organisateurs de Fine Arts Paris et la Galerie Berès sont heureux de vous convier au vernissage digital de Fine Arts Paris, le mardi 24 novembre à partir de 14h. 

Une semaine, une oeuvre : Sophie Täuber-Arp (1889 -1943 )

Jean Arp et Sophie Täuber : un exceptionnel couple d’artistes à l’intersection du cubisme, de Dada, des abstractions, du néoplasticisme, du surréalisme. Hans Arp, d’origine allemande, s’associe en 1916, à Zurich et à Cologne, à la fondation du mouvement dada. Il commence à sculpter en 1917. Proche des surréalistes, de 1926 à 1930, il deviendra membre fondateur du groupe Abstraction-Création. En 1925, il s’installe à Clamart (en bordure de la forêt de Meudon). Il participe aux activités des surréalistes et fréquente les peintres abstraits de Cercle et Carré. Arp est à l’origine d’un vocabulaire de signes aux allusions figuratives et ironiques.

Sophie Täuber-Arp, peintre, mais aussi sculptrice, architecte, architecte d’intérieur et danseuse, a été occulté par l’œuvre de son mari, le sculpteur Jean Arp. Née à Davos en 1889, Sophie Taeuber étudie à l’école des arts appliqués de Saint Gall et de Hambourg. Elle enseigne jusqu’en 1926 dans la section textile de l’académie de Zurich. Elle suit aussi des cours de danse et participe au mouvement dada et aux soirées du cabinet Voltaire. Elle exécute les décors et les figurines du” Roi cerf” pour le théâtre de marionnettes de Zurich.

Elle épouse Jean Arp en 1922 et construit et imagine avec lui et Théo van Doesburg le cinéma “L’Aubette” à Strasbourg(1926) comme elle concevra sa maison de Meudon, une oeuvre importante de l’esprit Bauhaus (1928).

Elle sera membre à Paris du groupe Art et Carré et Abstraction-Création. Elle fonde et dirige la revue “Plastique”. La dernière partie de la vie sera très productive.

Cette femme rayonnante ne parlait pas de ses recherches et de ses travaux, tous dans la lignée du Bauhaus et de l’abstraction, laissant toujours à son mari la première place. Même les amis intimes ignoraient l’importance de son oeuvre.

Sophie Taeuber-Arp
Composition dans un cercle
Oeuvre préparatoire pour le relief 1936/10.

Gouache et mine de plomb sur papier
Cachet de l’atelier OEUVE SOPHIE TAEUBER-ARP n° 1937/8 (au revers) H. 34,6 L. 25,6 cm
Le cachet au dos correspond au numéro du catalogue raisonné.
L’oeuvre sera répertorié dans le catalogue raisonné de l’oeuvre de l’artiste en préparation par
Ann Hindry et Yves-Alain Bois.

Avec le soutien du peintre et collectionneur américain A.E. Gallatin, Sophie
Taeuber propose de créer une nouvelle revue internationale d’art
contemporain, “Plastique”, dont le premier numéro sort en février 1937, et
auquel participent César Domela, Jean Arp, I.K. Morris et A.E. Gallatin. La
revue, dont la parution s’interrompt en 1939, constitue un trait d’union entre
l’art européen et l’art américain.

C’est la période des “Compositions dans un cercle”, des premiers reliefs, de la
sculpture en bois tourné, de nouveaux dessins “Duo” avec Arp, des “Lignes
d’été”.
Bibliographie
Schmidt Georg/Weber Hugo: “Sophie Taeuber-Arp”, catalogue de l’oeuvre, 1937/8, Bâle, Holbein Verlag, 1948



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