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Après deux années d’architecture à Caen, Léger arrive à Paris en 1900. Il fréquente l’atelier de Léon Gérôme, l’Académie Julian tout en travaillant chez un architecte et un photographe. La rétrospective Cézanne au Salon d’automne en 1907 précipite l’évolution du peintre. Il élabore un style personnel où les aplats géométriques cernés d’un trait sont proches de la figure et confinent à l’abstraction. Sa gamme de couleurs est restreinte : bleu, blanc, jaune et vert. Mobilisé en 1914, il découvre sur le front la beauté plastique des objets mécaniques. Toute son oeuvre sera marquée par l’opposition entre le statique et le dynamique, entre l’homme et le milieu urbain . Pendant la guerre entre 1915-1916, Léger doit se contenter sur le Front d’Argonne de dessiner sur de petits formats des foreurs, des blessés... mais il n’a de cesse de rêver de peindre grand, gros, de grandes toiles avec de la peinture jusque dans les cheveux (correspondance avec Jeanne début 1917). En juillet 1917, il est hospitalisé après avoir été gazé sur le front de Verdun. En convalescence en fin d’année, il peut enfin retravailler et réalise sa première grande toile La partie de cartes. Cette toile offre une composition close, souvenir de la casemate, où s’entassent des soldats-robots aux silhouettes mécaniquement articulées. Elle met un terme aux expériences précédentes et marque un tournant décisif dans la sensibilité et la conception du peintre. En 1920, il rencontre Le Corbusier, puis Van Doesburg et Mondrian. En 1924, il fonde avec Ozenfant un atelier libre L’académie moderne. En 1925, il exécute ses premières peintures murales pour le Pavillon de l’Esprit de Le Corbusier. |
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