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Fils d’orfèvre, Antoine Barye reçut une formation qui lui permit de succéder à son père. Placé dès l’âge de 13 ans, chez Fourier, un graveur des équipements militaires, il s’initie à la fonte de métal et de sa ciselure. En 1812 il est incorporé à la brigade de Topographie, où il découvre le modelage. En 1814 il entre dans l’atelier du sculpteur Bosio et l’année suivante dans celui de Gros, chez qui il apprend les différentes techniques de la sculpture classique. Après d’infructueuses tentatives au concours pour le prix de Rome, il abandonne pour se consacrer, sur les conseils de l’orfèvre Fauconnier, aux habitants du Jardin des Plantes. En 1833 son travail commence à être apprécié. On lui demande alors de participer à la réalisation du Surtout de table pour S.A.R. le Duc d’Orléans. Pendant trois ans, période pendant laquelle ses revenus furent assurés, il travailla à ce surtout. Son travail achevé, il reçut de nombreuses autres commandes, ce qui lui permit d’ouvrir une boutique et de publier personnellement ses catalogues. Antoine Barye est le premier à représenter un animal tel qu’il est vu dans la nature, et non plus figurant dans un groupe sculpté en tant que symbole, substitut ou élément décoratif. Pour ses tirages Barye fut partiellement son propre fondeur. Mais il faisait aussi appel à des fondeurs tels que Braux, Soyer, Eck ou Durand... Comme le hibou et la cigogne, le marabout pourrait constituer l’élément supérieur d’un objet décoratif, candélabre ou encrier. Edité la même année que celle de sa création en 1874, il existe très peu d’épreuve d’époque . Cette épreuve est donc très rare. |
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